JACQUES-BERNARD MAGNER

sourdsJacques-Bernard Magner attire l'attention de M. le ministre des solidarités et de la santé sur la situation très particulière des personnes sourdes ou malentendantes.

En effet, pour ces personnes dont le handicap a pour conséquence des difficultés dans les échanges oraux, les gestes barrière, dont la nécessité est reconnue, sont un obstacle supplémentaire à la communication et peuvent conduire à un isolement encore plus grand et à une mise en danger. Les masques sont une irrémédiable mise à l'écart pour les personnes qui ont besoin de lecture labiale pour comprendre leurs interlocuteurs. En outre, la distanciation fait perdre de l'intensité sonore. Des entreprises qui travaillent sur des masques et des visières à fenêtres sont en attente d'homologations pourtant assez urgentes. Par ailleurs, les sourds et malentendants ont un numéro d'urgence par SMS ou par visio créé il y a quelques années, le 114, dont une large diffusion doit être assurée. Enfin, les personnes sourdes ou malentendantes qui doivent être hospitalisées se retrouvent coupées de tout leur entourage, dans un milieu qui connaît mal la déficience auditive avec toutes ses nuances, et en particulier l'attention à porter aux appareils auditifs et processeurs d'implants cochléaires (piles, séchage, nettoyage). Si l'état de la personne est grave, elle ne peut pas s'en occuper. Et si la personne n'a pas ses appareils, elle se trouve coupée de toute communication, alors que, dans bien des cas, savoir que la personne peut ne pas entendre et une simple ardoise permettent d'échanger sur l'essentiel. Il lui demande de bien vouloir réserver la meilleure attention à la situation des personnes sourdes ou malentendantes en prenant toutes les mesures nécessaires pour elles, et notamment le déploiement de masques non opaques qui permettent de lire sur les lèvres.